Historique
Un peu d'histoire...
Au cœur du pays ornais, dans la ville de Sées à la richesse historique et architecturale incontestable fut édifié, par la volonté d'un évêque courageux, le grand séminaire diocésain. Son histoire, bien que fort courte, connut de multiples étapes. Les travaux furent réalisés entre 1937 et 1940. La bénédiction de la première pierre se fit le lundi 9 mai 1938. Le séminaire ouvrit ses portes le 16 septembre 1940 et les referma au mois de novembre 1942. Pendant la période qui suivit, les Allemands occupèrent les lieux, les transformant en hôpital militaire au moment du débarquement.
La véritable inauguration officielle du séminaire date de 1945, ainsi que la consécration de la chapelle que présida Monseigneur Octave Louis Pasquet, le fondateur. Le séminaire referma ses portes en 1969. Depuis cette date, les locaux furent loués et occupés par l'association Anaïs qui décida de les acquérir en 1997. La réalisation d'un projet de maison de retraite ne put voir le jour et l'association se résolut à la revente du séminaire.
C'est le 10 août 2000 que la Société Civile Immobilière du grand séminaire de Sées acquit l'ensemble.
Visite des lieux
Les bâtiments furent édifiés à l'emplacement d'un lieu-dit, « les quatre vents ». Sa situation de retrait par rapport à l'agglomération sagienne est idéale pour l'étude et la réflexion. Le terrain d'une superficie de plus de cinq hectares a été aménagé en pelouses, en allées de tilleuls, en vergers de pommiers et de poiriers et en terrains de jeux.
Les bâtiments de style néo-classique ordonnancés en carré autour d'un cloître présentent la robustesse et la majesté des édifices pour lesquels on savait voir grand. Le fronton du corps de façade aux fenêtres en ogives annonçant le cloître est orné des armes du fondateur. La devise est éloquente : « una cura salus gregis ».
L'entrée, à la voûte éclairée par des vitraux, distribue une circulation intérieure permettant l'accès de tout le bâtiment sans avoir à en ressortir. Une grande porte introduit au cloître dont les couleurs et l'harmonie n'ont rien à envier à ses modèles anciens. La chapelle, qui fut construite pour accueillir des stalles du second empire, est actuellement vide et ne présente comme intérêt principal que ses vitraux figurant de nombreux saints dont beaucoup s'inscrivirent dans les plus grandes pages de l'histoire de la Normandie.
Un petit bâtiment, adjacent à la construction principale et lui-même conçu comme un cloître miniature, fut durant les quelques années de vie du séminaire la résidence d'une petite communauté de religieuses.
Deux autres constructions plus modestes et dédiées aux ateliers viennent compléter cet ensemble.